Dès 1985, entre la promo de l'album "Je suis comme toi", avec les émissions de télévision et de radio, les interviews de la presse écrite, les séances en compagnie du photographe Bettina Rheims, pour les pages du programme... Sheila répète dans un grand studio parisien, avec les musiciens et les choristes, pour sa première prestation scénique au Zénith à Paris. Ensuite, elle attaque 4 heures de danse en compagnie des danseurs, et retrouve les musiciens et les choristes, pour des longues répétitions tard dans la nuit... La chanteuse souhaite faire de la bonne musique, un peu de danse, mais surtout pas un spectacle qui ressemble à la télévision, ni un show à l'américaine, juste un tour de chant où vont se mêler la musique, la gaîté et l'humour, avec d'anciennes chansons et des nouveaux titres. Le magazine Pilote organise un sondage, en demandant à 11 journalistes les plus influents du moment, de classer les 10 évènements marquants de ce début d'année, et positionnent le spectacle de Sheila, en 4è .
Sheila au Zénith entame ses représentations le 22 février 1985, jusqu'au 03 mars inclus, puis les week-ends du 08, 09 et 10 mars & 15, 16 et 17 mars 1985 pour la dernière, sous la production de Jean-Claude Camus pour les Spectacles Camus-Coullier, dans une mise en scène d'YvesMartin et de Pierre Fuger.
L'ouverture commence dans le noir total, avec un cercle de lumière blanche sur le rideau noir, imprimé d'un piano dessiné. Une intro musicale démarre et Sheila apparaît par miracle, en interprétant "Vivre mieux", dans un imperméable violet du couturier Jean-Paul Gaultier, devant son vrai public. Quelques arrangements rajoutés apportent une émotion supplémentaire, à cette chanson avec notamment un roulement de tambour, au moment des refrains. Les musiciens jouent en restant derrière le décor.
De nouveau le noir total, puis 3 notes de piano jouées et reproduites également sur le piano dessiné, un coup de pétard fait exploser le rideau qui dégringole aussitôt. Les lumières de Jacques Rouveyllis se rallument, pour laisser place aux musiciens Jacques Bessot, Patrick Bourgoin, Tony Brenes, Christophe Deschamps, André Manoukian, Olivier Masselot, Thomas Murray "Blast", Alex Perdigon, Vincent Perrot, Jean Soullier "Bobby", et Bernard Wantier "Bernard Minet", jouant l'intro de Je suiscomme toi, et les choristes Guida De Palma, Diane Dupuys et Aliss Terrel. Les décors de Francis Robin et François Comtet sont gigantesques, avec des tours de 10 mètres de haut à 2 étages. Sheila s'éclate à fond sur cette scène de 27 mètres d'ouverture, dans "Je suis comme toi" habillée dans une tenue très moulante de façon dynamique, avec un spencer rouge brillant du style toréador et collant noir. Dans Je suis comme toi, on notera des arrangements de cuivres rajoutés, dans les refrains...
A suivre...
Je vous invite a visionner "Vivre Mieux" Live Zenith
Après "Je suis comme toi", Sheila s'adresse au public et lui fait part son bonheur d'être enfin sur scène, en espérant qu'il passera un bon moment avec elle. Les danseurs Ania Barre, Gregory Brock, Jamie Costa, Véronica Newth, Catherine Steiner, Kalle Silva et Pascal Vedrine, arrivent sur scène pour la chanson suivante "Vis vas". Elle exécute la chorégraphie en leur compagnie, dans une ambiance moitié disco et moitié salsa.
Ensuite, on passe à" La tendresse d'un homme," la seule adaptation reprise de la dernière période Carrère, des années quatre-vingt, accompagnée d'une section de cuivres, avec saxophone, trompette et trombone. Pendant ce titre, la danseuse Jamie Costa déguisée en robot au coeur clignotant, traverse la scène... Sheila joue la carte de l'humour en annonçant "La vérité qu'on nous ment", qui ne prendra jamais une seule ride, puisqu'à l'écoute des paroles, elle reste immortelle encore aujourd'hui. Vers la fin, toute la salle reprend le refrain en choeur à capella, en compagnie de la chanteuse.
Sheila se débarrasse de son spencer rouge brillant, et des cris de la jungle commencent à envahir la scène. Une longue intro africaine démarre, les danseurs habillés en Massaï, déboulent en dansant d'une façon traditionnelle sur" Guerrier Massaï", et la chanteuse entonne le fameux "Break up blues", sur des arrangements exotiques.
Après cette ambiance, les 3 charmantes choristes s'avancent sur la scène, pour accompagner Sheila et son chapeau sur la tête, dans une petite mise en scène amusante, style music-hall sur "La chanteuse", un clin d'oeil au second degré sur le parcours d'une jeune fille, qui devient chanteuse pour la gloire...
Je vous invite a faire une jolie balade avec Sheila et "La Chanteuse live Zénith".
Sheila enchaîne "Tangue au", pendant que les danseurs arrivent autour d'elle, pour un nouveau ballet très tango et moderne, à la fois... La chanteuse reçoit une ovation, au moment de l'intro du titre suivant "Film à l'envers", car il est très apprécié des fans. Vers la fin de la chanson, Sheila disparaît au fond de la scène, en train de monter l'escalier de l'une des grandes tours du décor, vers la droite. Il s'agit d'une petite mise en scène, puisque c'est une danseuse qui prend sa place. Pendant ce temps, la chanteuse court derrière le décor pour apparaître à gauche de la scène, en terminant le titre.
Pour la fin de cette première partie, rien ne vaut un bon medley en hommage au public, de plus d'un quart d'heure ! Au lieu de le rendre nostalgique, elle l'évoque au second degré, avec beaucoup d'humour en compagnie des danseurs déguisés en Sheila d'époque, sur pratiquement chaque chanson : "Ecoute ce disque", "L'heure de la sortie", avec l'apparition d'une danseuse dans la tenue qu'elle portait pour le film Bang-Bang, puis "Vous lescopains" je ne vous oublierai jamais, "Première surprise partie" une danseuse arrive avec le chemisier blanc, la jupe écossaise de l'époque et la perruque des couettes, "Pendant lesvacances", "C'est toi que j'aime", "Le cinéma" une danseuse débarque habillée de la fameuse robe vahiné d'époque, "Ne fais pas tanguer le bateau" une danseuse défile avec la longue robe noire, de la période Loris Azzaro, "Reviens je t'aime", "Adios amor", "Les gondoles àVenise" le danseur Grégory Brock apparaît sur la scène, en Ringo dans sa célèbre combinaison mythique de velours vert à clous, "Le folklklore américain" une danseuse en chemisier, jupe à franges, bottes de cow-boy et chapeau, également d'époque, "Petite fillede français moyen"," La famille", et "Les rois mages".
Ainsi se termine la première partie du grand spectacle de Sheila, qui après l'entracte, réservera d'autres surprises...
L'entracte terminée, une longue intro bruyante démarre et aux premières notes du piano, on reconnaît "Spacer". La scène commence de s'ouvrir en deux parties, l'orchestre se déplace en même temps, et les danseurs arrivent par le sol. Pendant ce temps en haut de la scène le public aperçoit une structure métallique de vaisseau spatial, au milieu d'un nuage de fumé. L'appareil descend lentement durant toute l'intro en compagnie de Sheila à bord, habillée d'un perfecto avec des lanières et un pantalon argenté. Une fois sur scène, elle exécute le ballet et interprète son hit interplanétaire "Spacer", sur des arrangements plus rock, avec des cuivres rajoutés.
Ensuite, la chanteuse rend hommage à son idole de jeunesse Johnny Hallyday, en chantant l'un de ses titres "Mon p'tit loup", ça va faire malce soir. Sheila s'y donne à fond sur ce rock endiablé, avec une fougue incroyable et de la complicité, avec ses musiciens. Elle enlève le perfecto, pour passer de nouveau à une ambiance très sixties, un clin d'oeil à la période yéyé pour "L'école est finie" pratiquement dans sa version originale. Puis c'est au tour de "Bang-Bang" où l'on aperçoit en toile de fond, une verrière qui s'illumine et dégage une vue sur les toits de Paris... La chanteuse enfile une tunique et s'assoit sur un tabouret, en interprétant "L'écuyère", avec les danseurs immobiles en forme de fer à cheval. Seule Jamie Costa déguisée en clown, joue une mise en scène de complicité avec le public. Sheila vêtue d'un imperméable, continue avec "Emmenez-moi" l'un de ses plus beaux titres.
Sheila se débarrasse de l'imperméable, le tonnerre gronde dans la salle, grâce à la technique des machinistes et des ingénieurs du son, laissant croire à un orage...
Au moment, où l'on entend la pluie, un aquarium géant de 5 tonnes, traverse la scène. A l'intérieur, le décor du film est même représenté sous un rideau de pluie, avec une danseuse exécutant la chorégraphie de Gene Kelly, d'après la scène du long métrage "Chantons sous la pluie". La chanteuse arrive de dos, vêtue de la veste qu'elle portait dans L'écuyère, mais retournée à l'envers.
Sheila interprète les premières notes de "Singin'in the rain", dans la version classique de l'époque, habillée de la même façon que la danseuse. Ce qui laisse imaginer un double effet, en se demandant si c'est la danseuse ou la personne de dos qui chante... Au bout de 2 minutes, Sheila se tourne vers le public, faisant la chorégraphie en même temps que la danseuse.